Et le temps oublié dans des ombres perdues
Peut lui seul abreuver des veines où rien n'afflue
Si ce n'est le sang noir de la mémoire perfide
J'erre comme un errant dans le temple du silence
J'erre, vagabond crucifié au maintenant
Et le coeur desséché des souvenirs manquants
A l'être démuni ne laisse aucune chance
Protégés, adulés, glorifiés, malmenés,
Les mots de l'ineffable assistent l'âme en peine
Exécutent fidèles et sans rien ajouter
Les ordres arbitraires du pauvre condamné
Méprisant, hypocrite il croit cacher sa haine
Impuissant qui n'a qu'eux pour créer un passé
Photo : Contraste épique






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